Jeudi 1 décembre 2011
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23:01
Coucou,
Après une longue absence sur mon blog, je viens vous montrer ma première réa faite avec le kit de décembre de Scrap en papier - un super kit contenant les Papiers de Pandore (collection "En attendant", idéale pour scrapper vos photos de Noël), des strass, un
tampon, une barrière, etc.. Si vous souhaitez le commander, contactez Valérie via le blog de la boutique.
C'est une page sur mon mariage que je partage avec vous ce soir avec un "détail" qui n'en a pas été un pour moi : le fait
de changer de nom.
J'ai écrit un journaling longuissime qui raconte toute l'histoire de mon changement de nom - vous me connaissez, quand je
commence à écrire, j'ai beaucoup de mal à m'arrêter. Résultat : 2 pages word. Il est écrit sur un papier caché sous la photo. Je vous le recopie pour les plus curieuses (en supprimant quelques
passages personnels) :
"LE POURQUOI DU COMMENT ...
Depuis quelques années, hommes et femmes peuvent tous deux prendre le nom de leur conjoint en se mariant. Cette nouvelle loi laisse généralement place à quelques débats plus ou moins
enflammés à l’intérieur des foyers de futurs mariés …
Au sein de notre couple, le sujet du nom de famille avait débuté bien avant la demande en mariage de Damien. Et jusqu’au 10 juin 2011, soit la veille de notre union, nous n’avions toujours
pas officiellement tranché sur la question.
Damien ne voulait pas renoncer à son nom. Outre l’attachement familial qu’il représentait, il trouvait castrateur d’abandonner son nom au profit de celui de sa femme, répétant qu’il
n’assumerait pas le fait d’être un des premiers et seuls à avoir « un nom de jeune fille ».
Je comprenais son point de vue (même si je jugeais cet argument seul un peu mince & peu progressiste) & je ne voulais surtout rien lui imposer, mais je ne souhaitais pas non plus
renoncer à mon nom.
D’abord parce qu’en toute objectivité, mon nom – X – était plus beau que le sien – Y – et que, quitte à n’en choisir qu’un, mieux valait prendre le plus joli des deux.
Outre ces considérations primaires, la question du changement de nom était plus complexe & moins anodine qu’il n’y paraissait.
Ce que je voulais avant tout, de manière rationnelle, c’était que nous ayions tous les deux le même nom de famille & que nos enfants portent ensuite le même patronyme que nous. Pas
question pour moi de jouer la féministe & de conserver mon nom si celui-ci était différent de celui de mon mari ou de mes enfants. Notre nom serait un des socles communs de notre
famille.
Ce que je souhaitais ensuite, dans un idéal romantique, c’était, qu’à l’image des deux individus élevés séparément & qui s’unissent pour former un tout, une unité, chacun de nous
abandonne son nom originel & y accole celui de l’autre pour ne former qu’un seul nom composé de nos deux noms de naissance. Nous deviendrions ainsi « X-Y » ou
« Y-X ».
Damien avait aimé ce concept, théoriquement pour le moins & à condition que son nom reste le premier des deux … histoire de phéromones … Il balayait donc illico « X-Y » qui,
entre nous, sonnait pourtant tellement mieux que « Y-X » (…). Et même « Y-X », son dernier mot en quelques sortes, représentait pour lui un renoncement qu’il n’aurait
peut-être pas été capable de suivre jusqu’au bout.
Dans ma volonté de porter le même nom que mon mari & mes enfants, il ne me restait alors que deux possibilités : « Y-X » ou « Y ». Mais je n’étais pas prête à
laisser mon nom aux oubliettes.
Je n’avais pas que des considérations esthétiques ou romantiques, j’avais aussi un passé, une famille, une histoire personnelle qui donnait à ce débat une orientation particulière. Ces
discussions autour du changement de nom soulevaient en moi des problématiques affectives fortes qui touchaient à la question du lien familial, une de mes brèches.
(...)
Je me suis donc longuement interrogée sur le fait d’être, ou non, prête à abandonner complètement mon nom. Et puis je me suis rendue compte que si l’on choisissait « Y-X », nos
enfants, en se mariant auraient – à supposer qu’ils gardent leur nom – à choisir entre « Y » et « X » pour ne pas avoir de nom à rallonge. Et je ne souhaitais pas que l’un
d’eux en choisisse un, l’autre un autre & que nous nous retrouvions dans une famille où nous aurions « Y-X » pour les parents, « X-Trucmuche » pour le 1er
enfant, « Y-Machinchose » pour le 2è enfant, etc. Où était l’unité familiale dans tout ça ? Et l’unité familiale justement, même si elle commençait sur le papier avec le choix du
nom, se résumait-elle pour autant à ce nom ? … Non.
(...)
Certes, renoncer à mon nom pour prendre celui de mon mari n’a pas été facile – je considère aujourd’hui encore qu’il s’agit un peu d’un cadeau que je lui ai fait – mais je suis fière
désormais de porter le nom de celui que j’aime, avec qui je vais avoir des enfants & auprès de qui je vais vieillir. Et je n’en oublie pas pour autant mes racines & toutes les leçons que
la vie m’a apprise."
Voici les petits détails :
Encore un grand merci pour vos visites et petits mots qui me boostent lorsque je manque
d'inspiration.
Je vous souhaite une très bonne nuit et reviens dans quelques jours pour vous montrer un
mini fait avec le même kit.
Bises.
La p'tite Céline.